RECYCLAGE DE NOS DÉCHETS ORGANIQUES : de l’or pour nos jardins !

L’automne est une saison propice au mûrissement des projets ! 

 

Voici quelques bonnes idées tirées des expériences de ces dernières années aux Jardins De Tara. Petit rappel essentiel, en ces temps où la gestion des « déchets » pose bien des soucis en termes d’écologie et de budget, TOUS NOS DÉCHETS ORGANIQUES, c’est-à-dire issus d’organismes vivants (végétaux ou animaux), quel que soit leur état (frais, sec, souillé ou dégradé), SONT COMPOSTABLES  ! Il s’agit des déchets de la cuisine, du jardin, des sous-produits d’élevage etc…

Pourtant, ils représentent encore 30% du contenu de la poubelle générale : quel gaspillage !

Autrefois, toutes les matières, à tous les stades de leur existence, étaient considérées comme des ressources. Elles avaient donc une valeur et étaient recyclées sur place, avec pour avantage de réaliser des économies de temps et d’argent.

Aujourd’hui, avec nos nouveaux modes de vie et de consommation, nous croulons sous le poids de nos résidus… Alors, par manque de temps, d’espace ou par commodité, nous en sommes arrivés à les considérer comme des « déchets » que l’on dépose dans des poubelles ou en déchetterie… Or un tel comportement a un coût! 

Pour les déchets ménagers : de 120 à 200 € la tonne, avecl’acheminement depuis la collecte en porte à porte, en passant par le traitement le plus souvent par incinération, jusqu’au stockage en centres d’enfouissement techniques, au détriment de la salubrité de notre environnement. Pour les déchets verts: 30 à 80 € la tonne avec l’acheminement depuis la collecte en déchetterie,jusqu’au compostage collectif.

Alors, si ce n’est déjà fait, lancez vous et compostez vos déchets organiques chez vous ! 

Le compostage comment ça marche ? 

Le compost est le résultat d’une transformation biologique de la matière organique, sous l’action d’organismes vivants, micro-organismes (bactéries, mycéliums de champignons…) et macroorganismes (lombrics, cloportes, iules, gloméris, autres insectes et larves, gastéropodes, acariens etc…),  qui se développent naturellement dès lors qu’ils sont en présence d’un milieu suffisamment réchauffé, humide et aéré. 

Pour optimiser le résultat et se faciliter la tâche, il s’agit de s’organiser afin de bien équilibrer les apports successifs entre les matières carbonnées dites « brunes », qui sont dures et sèches, et les matières azotées dites « vertes », qui sont molles et humides.

On commence, à même le sol griffé, avec une couche de matières brunes, puis on alterne successivement les couches, en prenant soin de toujours finir avec une couche de matières brunes sur le dessus, en protection, tout comme le paillage sur le sol du jardin. 

Lorsque les déchets verts du jardin sont très abondants, au moment des tailles, des tontes etc… on peut les stocker en réserve pour des besoins ultérieurs. Par la suite, selon leur état, ils pourront être incorporés en matières vertes ou brunes. On peut aussi les mettre à composter directement en place dans les plates bandes ou en buttes, en recouvrant d’une couche de matières brunes en guise de paillage. 

Quant aux matières dures et sèches, elles constituent une excellente couverture, ou paillage, pour protéger le sol de nos plates bandes contre les agressions du soleil, du vent et de la pluie, pour limiter l’évaporation de l’eau et ainsi optimiser les arrosages, et enfin pour limiter le développement des herbes indésirables…  

Alors que ce soit en tas, entre des palettes, en silos ou en place, recyclons nos matières organiques sous forme de composts, de paillis et de cultures sur buttes.

Et vous, où en êtes-vous avec le recyclage de vos déchets organiques ?

Si vous ne connaissez pas encore nos jardins expérimentaux implantés en pleine garrigue, venez découvrir, lors d’un prochain stage sur le site, nos techniques pour cultiver arbres, arbustes, plantes d’ornement et potagères, aromatiques et médicinales, en harmonie avec le milieu naturel méditerranéen!

Au plaisir de vous retrouver sur le terrain ou bien en ligne,

Cath’Naturelle 

A méditer : Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme !

5 commentaires sur “RECYCLAGE DE NOS DÉCHETS ORGANIQUES : de l’or pour nos jardins !

  1. Bonjour Catherine,

    Merci pour tous ces bons conseils.

    J’habite un appart au 3ième sans balcon ni système de récolte des biodéchets. Je mange beaucoup de légumes et bien sûr, une poubelle mixte est une horreur en odeur et en gâchis. J’ai trouvé sur Internet plusieurs « solutions » en intérieur, aucune ne faisant du vrai compost. Si, une seule, américaine des année 2008 de NatureMill(1), mais n’est resté sur le marché que 3 ans. Pourquoi? ils ne répondent pas à cette demande, je ne sais pas. Ce compost était géré en aération et en température.
    J’ai tenté un compost en équilibrant avec le C, mais l’aération et la température manque et c’est l’échec. Je pensais refaire la machine car je suis ingénieur, mais j’aimerais savoir pour cette machine n’a pas percé, est-ce technique ou l’intérêt du public?

    L’autre idée est d’installer pour l’immeuble un digesteur de Upcycle, mais c’est toute une démarche. Il y a le vermicompostage, mais il faut dorlotter la chose qui prend de la place. Et puis les gaz et odeurs, que produit un compost comme gaz dans un appartement fermé, est-ce néfaste?
    Que conseilles-tu pour gérer ses biodéchets en appartement?

    Merci pour ta réponse,
    Mathias

    (1) https://www.core77.com/posts/16668/living-with-product-review-naturemills-automatic-compost-bin-is-a-miracle-machine-16668

    J'aime

    • Bonjour Mathias et merci pour ton commentaire.
      Pour répondre à tes interrogations, avec mon expérience de jardinière et Maître composteur et selon mon optique de vie naturelle, la meilleure solution est celle qui se rapproche le plus du fonctionnement naturel et donc qui ne consomme pas d’énergie. De plus ce sera également la plus économique, voire gratuite, car comme le dit fort justement mon fils « pour être écologique cela doit d’abord être économique ! »
      Les 2 types d’appareils dont tu me parles n’ont sans doute pas rencontré le succès attendu parce que justement ils ne correspondaient pas à ces critères essentiels pour les personnes en recherche de plus de naturel dans leur vie.

      Ceci étant dit, la première solution est le lombricomposteur domestique, acheté dans le commerce ou tout simplement fait maison avec de la récupération (caisses de poissonnier, tiroirs bois ou autres) et avec les composantes suivantes :
      1) Préparer 2 bacs à superposer et prévoir un 3ème pour la suite, leur plancher étant perforé pour permettre aux lombrics de circuler, et surtout au jus de compost de s’évacuer vers le bac du bas. Tapisser le fond des bacs (sauf le 1er !) avec des morceaux de serpillière, carton ou feuilles/herbes sèches ;
      2) Le 1er bac tout en bas, doit être surélevé et pourvu d’un petit robinet pour pouvoir récupérer le compost liquide ou thé de compost ;
      3) Pour amorcer le processus de compostage, plutôt que d’aller acheter des lombrics, je conseille de récupérer un petit sachet de crottin de cheval ou d’âne encore assez frais, car il contient potentiellement les œufs et larves des insectes et autres décomposeurs qui vont faire tout le travail du compostage, sous réserve de veiller à avoir une aération et une humidité suffisantes et sans excès. .. le plus simplement du monde, par tes apports réguliers de restes de cuisines et en soulevant par la même occasion le couvercle qui ne doit pas être totalement hermétique.
      4) Démarrer en déposant une couche de crottin puis les restes de cuisines dans le 2nd bac (dont le fond est perforé et tapissé d’une fine couche de matière carbonée), et recouvrir ces dépôts avec une bonne couche de feuilles ou herbes sèches, afin d’éviter le dessèchement mais aussi d’attirer ou de développer des insectes indésirables. .. par exemple, des moucherons attirés par les épluchures sucrées des fruits etc…
      5) Par la suite, lorsqu’une première couche aura été complétée en rajoutant au fil des jours d’autres restes sous la « couverture », tu pourras selon la hauteur de ton bac soit démarrer une 2nde couche avec de nouveaux restes et une nouvelle couverture de matières carbonées, soit démarrer un 2nd bac de la même manière que ci-dessus.
      6) Enfin, prévoir un couvercle sur le dernier bac du dessus afin d’éviter les évasions, mais en veillant à ce qu’il laisse passer un peu d’air !
      Un lombricomposteur ne pose pas de problème d’odeur pour autant qu’il soit dans des conditions normales de fonctionnement, c’est-à-dire pas d’excès de matières molles et humides, d’où l’importance de l’écoulement du liquide, de l’alternance avec la ou les couches de matières sèches, et la circulation de l’air.
      Le crottin lui-même ne pose pas de problème d’odeur désagréable, dès lors que l’urine est évaporée.

      La 2nde solution que tu évoques également, c’est le composteur en plein air, qui est plus simple à gérer puisqu’il s’installe en plein air, donc les éventuels petits désagréments potentiels sont moins dérangeants. Dans le cas du compostage collectif en bas d’immeuble, pour que ce soit une réussite, il faut l’assentiment de la copropriété et le soutien ainsi que la participation active et motivée d’un minimum de résidents. C’est tout à fait réalisable avec une petite équipe de démarrage et vous avez la possibilité de faire une petite formation de Guide composteur avec l’ADEME ou la Communauté de Communes dont vous dépendez, pour acquérir des bases solides et du matériel pédagogique pour accompagner l’installation et la suite…

      J’espère avoir répondu à tes interrogations. Tiens moi au courant et n’hésites pas à me solliciter !
      Amicalement, Catherine

      J'aime

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